femme battue avec enfant à charge, que faire?

Premièrement : porter plainte, faire reconnaître les blessures par Unité d'urgence médico-légale afin d'avoir un certificat médical des blessures causées.

Il est également possible de demander une procédure d'éloignement.

La loi n° 92-683 du 22 juillet 1992, portant réforme des dispositions du Code Pénalmentionne que la qualité de conjoint ou concubin de la victime, constitue une circonstance aggravante des “atteintes volontaire à la personne”. Même s’ils n’ont entraîné aucune incapacité totale de travail (ITT), ces faits de violence sont constitutifs d’un délit, donc passibles du tribunal correctionnel.

La loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs : 

- a élargit le champ d’application de la circonstance aggravante à de nouveaux auteurs (pacsés et « ex »), à de nouvelles infractions (meurtres, viols, agressions sexuelles)
- facilite l’éloignement de l’auteur de l’infraction du domicile de la victime
reconnaît le vol entre époux pour les objets ou documents indispensables à la vie quotidienne (art 311-12 2° al 2 cp)
- a inscrit la notion de « respect » dans les devoirs des époux

De même : 
La loi n° 2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce instaure la possibilité pour les couples mariés de demander la mise en place de mesures urgentes. Avant l’engagement d’une procédure de divorce, l’époux victime de violences conjugales pourra saisir en urgence le Juge aux Affaires Familiales pour demander l’éviction du conjoint violent c'est-à-dire obtenir la résidence séparée et l’attribution du domicile conjugal (art 220-1 al3 cc)

Cette procédure nécessite le recours d’un avocat et doit être suivie de l’engagement d’une procédure de divorce ou de séparation de corps dans les quatre mois. Dans le cas contraire, les mesures sont rendues caduques.